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Récapitulatif

En cette belle journée du 3 Mai, ensoleillée comme il se doit malgré les 3 derniers jours catastrophiques de pluie essuyés ici, les Paris Cockerels recevaient les FireSharks de Montpellier. C’était un match que nous attendions tous, en particulier les « anciens » du club, qui avaient déjà rencontré cette équipe en 2009, mais pas depuis.

La plupart d’entre nous ne savait donc pas à quoi s’attendre car, à part suivre l’évolution des scores des rencontres précédentes par internet, nous n’avions pas de réelle idée de l’équipe que nous allions rencontrer… Cependant, nous ne nous permettons en général pas de prendre une équipe de haut, surtout quand celle-ci a marqué 215 points lors de sa dernière rencontre.
Bien nous en a pris donc, car nous avons pu constater que Montpellier était au complet samedi dernier, et venait jouer pour la victoire et sans aucun complexe. La hiérarchie établie l’an dernier par un championnat de « super » et de « développement » League, n’est plus, c’était prévisible et c’est tant mieux ainsi!
Le match a démarré pour nous avec une équipe composée avec un maximum de joueurs français, une volonté du capitaine avant tout : Matthieu et Clément en défense, Baudouin, Julien et Jules au milieu du terrain, et Maxence en bon capitaine d’attaque. Les australiens alignés d’entrée étaient Garrath, Andy et Swadda.

Nous avons, dès le premier quart temps, compris à qui nous avions affaire. En effet, les montpelliérains étaient majoritairement les premiers sur le ballon dès les premières minutes. Ils arrivaient à l’exploiter en explosant dès le milieu de terrain, malgré les efforts de nos deux « triples poumons » Jules et Julien.

Nous avions 15 joueurs au total, nous avons donc fait beaucoup tourner les effectifs et avons fait rentrer nos « jeunes » et nos autres australiens : Julien A., Pierre, Guillaume, Kevin, Tim et Steve. La coordination entre les lignes a été un peu perturbée, et, comme d’habitude, les « nouveaux » de cette année ont démarré de façon trop timide au niveau de la communication directe, même si leur engagement était total. Il était donc logique qu’à la fin du premier quart, Montpellier soit devant, certes de peu mais devant tout de même (3.3.21 – 4.2.26).

Lors du deuxième quart temps, les FireSharks ont beaucoup mieux exploité le bénéfice du vent et ont pris un peu plus le large. Là encore, durant cette période l’engagement des Cockerels ne fut pas inutile, mais on sentait depuis le banc de touche un certain manque de communication entre les joueurs sur le terrain qui  finissait par les pénaliser à l’arrivée. En effet, les montpelliérains étaient toujours bien placés et arrivaient beaucoup plus facilement à s’extirper des situations difficiles que les parisiens, sans parler de leur habileté au tir qui n’est plus à démontrer! (6.6.42 -8.8.56).

La mi-temps fut bénéfique aux parisiens, elle a permis aux joueurs de se reconcentrer sur l’objectif principal : celui de gagner le match et se qualifier pour les « phases finales ». Il fallait pour cela insister sur le dialogue entre les joueurs sur le terrain, et trouver un moyen de donner plus facilement et proprement le ballon à nos attaquants, qui jusqu’alors n’avaient pas pris beaucoup de marks et n’avaient pas forcément été dans des situations propices pour marquer. Preuve en est, la majorité des points parisiens ont été placés par des joueurs français, qui œuvraient plutôt au milieu de terrain. En même temps de leur côté, les montpelliérains pouvaient compter sur un excellent Kevin Mc Guinness en défense, auteur de prises aériennes spectaculaires et de relances suffisamment précises et lointaines pour directement amener le jeu chez nous, et sur un très bon n°23, qui a lui seul arrivait à sortir le ballon de façon propre et extrêmement rapide.

Malgré tout, le vent était dès lors en notre faveur sur ce quart temps, et les Cockerels en ont cette fois profité. Respectant les conseils émis pendant la mi-temps, les joueurs se sont beaucoup plus facilement trouvés sur le terrain et ont beaucoup mieux exploité le ballon. Jules, Julien et Tim au milieu du terrain ont réussi plusieurs tours de force et ont commencé à imiter le n°23 adverse, les ruckmen Bushy et Pierre de leur côté ont correctement fait le travail en gênant un maximum le ruckman adverse sur ce quart temps. L’apport des attaquants a cette fois porté ses fruits, car en décrochant ils amenaient le surnombre au milieu du terrain, ce qui a beaucoup servi ensuite. Privés le plus souvent de ballons, Montpellier ne marquera pas de goal ce troisième quart temps (10.8.68 – 8.11.59).

L’avance était malgré tout minime, les montpelliérains décidés à ne pas se laisser faire, et le vent contre nous pour le dernier quart temps. Il fallait donc tenir le plus longtemps possible en essayant de créer le même jeu qu’en 3ème quart. Malgré tout, sans l’aide du vent et avec la fatigue, ce fut une tâche très complexe pour les parisiens. Les FireSharks marquèrent d’abord par deux fois, ce qui les fit passer devant au score, mais c’était sans compter sur le retour en grâce de nos milieux de terrains et l’intégration de nos nouveaux joueurs, comme Pierre et Julien A., qui donnèrent tout ce qu’ils purent dans leurs dernières minutes, surtout au ruck. Paris enchaina alors en marquant 2 goals, mais fut talonné par Montpellier qui ajouta un behind.

Stupeur dès lors au niveau du banc de touche, à Paris personne ne connaissait le score exact, et tout le monde pensait à un match nul. Les dernières minutes ont été très pesantes, et il n’y eu pas de cris de victoires au coup de sifflet final, puisque tout le monde croyait, et moi le premier qui n’avait pas compté, que le score était de 80 partout.

Malgré tout, et en dépit de l’attention au score board, après recompte des goals et behind par les arbitres de buts, Paris était bien devant de seulement 2 points. Nous nous excusons pour cette déconvenue, nous comprenons bien que tout ne s’est pas fait dans les règles de l’art, mais il n’y avait aucune intention de notre part de donner un faux score. Il valait mieux d’ailleurs pour les deux équipes que chacun pense au match nul pour se forcer à aller chercher la victoire, ce que Paris a tenté en se découvrant jusqu’au bout (12.10.82 – 11.14.80).

Nous remercions bien entendu l’équipe de Montpellier pour s’être déplacée en nombre, avoir pris ce match au sérieux, et je tiens personnellement à les féliciter
pour le niveau présenté. Physiquement, on ne peut pas le nier, ils étaient au-dessus, dans la majorité des cas ils ont respecté les règles et nous ont surtout
montré qu’ils savaient quoi faire du ballon. Les FireSharks ne sont plus une équipe en développement, ce temps est révolu, et il faudra désormais compter avec eux l’année prochaine. Il est fort probable qu’on les retrouve dans les 4 premiers du championnat, à nous de travailler de notre côté pour y rester aussi!

François Daniel, coach.

Détails

Date Temps Ligue Saison
mai 3, 2014 15:00 Championnat de France 2013/2014

Résultats

ÉquipeQ1Q2Q3Q4GoalsBehindsTotal
Paris Cockerels21426882121082
Montpellier Firesharks26565980111480

Lieu

Stade Pershing - Terrain d'honneur
Route Bosquet Mortemart, 75012 Paris, France